Ressources documentaires - Articles

 

En 2011

De la revue spécialisée du travail social

Mai-juin 2011

Voici le lien pour accéder à l'articles: L'enfance aujourd'hui


 Article de l'Express

Le 9 décembre 2011

Voici le lien pour accéder à l'article: L'accueil des enfants se renforce


Article de l'Express

Le 29 décembre 2011

Voici le lien pour accéder à l'article: nouvelles structures pour les enfants


En 2012

Article de l'Express

Le 17 janvier 2012 

Voici le lien pour accéder à l'article: Subventions Ibanda


 

Bonne nouvelle pour la CCT Neuchâteloise

La motion populaire a été acceptée par le grand conseil pour être traitée et réaliser une plate-forme de discutions-négociations entre tous les partenaires (Employés-ées / employeurs / politiciens / Communes / Canton) du secteurs de l'enfance dans le but de mettre en place une Convention Collective de Travail.

 

« 12.126 Motion populaire d'un groupe de citoyens

Pour une mise en place d'une CCT pour le secteur de l'enfance

Motion acceptée par 56 voix contre 48. »

Source : http://www.ne.ch/neat/site/jsp/rubrique/rubrique.jsp?StyleType=marron&DocId=52877 consulté le 15.09.12

 

« DSAS

30 mars 2012 12.126

Motion populaire d'un groupe de citoyens

Pour une mise en place d'une CCT pour le secteur de l'enfance

Harmonisation des conditions de travail dans le secteur de l'enfance!

Les soussigné-e-s demandent au Grand Conseil d'harmoniser les conditions de travail dans les

structures préscolaires et parascolaires par la mise en place d'une CCT (Convention Collective de

Travail), ceci en modifiant la loi sur l'accueil des enfants.

 

La présente motion est munie de la clause d'urgence.

 

Brève motivation

Le 19 juin 2011, le corps électoral neuchâtelois acceptait la loi sur l'accueil des enfants (LAE). La

loi régit, pour l'ensemble des structures d'accueil, les conditions d'encadrement mais pas celles du

travail. Les soussigné-e-s vous demandent d'organiser une plateforme de négociation entre les

différents partenaires afin de mettre en place une CCT pour ce secteur. Dans l'attente de

l'introduction de cette nouvelle CCT, les soussigné-e-s vous demandent d'inscrire dans la loi la

référence à une CCT déjà existante (CCT Santé 21 ou CCT ES). Actuellement, ce secteur

présente de grandes disparités en matière de conditions de travail. Cela nuit à la mobilité du

personnel entre les différentes institutions. Afin de maintenir et de renforcer la qualité et le

professionnalisme de l'encadrement de nos enfants dans les structures préscolaires et

parascolaires, les soussigné-e-s vous demandent de modifier la loi en conséquence.

Premier signataire: Yasmina Produit, Bd. Des Eplatures 69, 2300 La Chaux-de-Fonds.

Motion populaire munie de 751 signatures. »

 

Source : http://www.ne.ch/neat/site/jsp/rubrique/rubrique.jsp?StyleType=marron&DocId=52877 consulté le 15.09.12

 


EN 2015

13.05.2015, 00:01 - Canton de Neuchâtel

 

Article de l'express

 

Actualisé le 13.05.15, 00:27

Ces stages en sont-ils vraiment?

 

EXTRAFAMILIAL

 

L'Etat veut renforcer sa surveillance de l'aide publique.

Quel "biberon" les Neuchâtelois veulent-ils donner à leur progéniture? Question à servir chaud. Car le statut des stagiaires en crèches ou en structures parascolaires est trouble. Au point que certains en "oublient" le respect de la date de péremption. L'image mérite quelques explications.

" Je l'admets, la lecture du rapport de la Commission tripartite neuchâteloise chargée de l'observation du marché du travail m'a interpellé. Notre service connaît le problème et s'y est déjà attaqué, mais désormais nous pouvons compter sur un nouveau soutien pour agir ", explique Christian Fellrath.

 

De quelle réalité parle le chef du Service cantonal de la protection de l'adulte et de la jeunesse? Selon les chiffres de l'Etat, 190 stagiaires (soit environ 5% du personnel de la branche) travaillent dans les 108 structures d'accueil extrafamilial neuchâteloises subventionnées. Salaire mensuel moyen: 700 francs, à plein temps. De quoi faire un joli cadeau à papa maman à la fin du mois.

 

Drôle de statut...

Une centaine de stagiaires sont employés dans le cadre de leur formation professionnelle (CFC ou école supérieure). Et les 90 autres? Une petite moitié restante est en pré-stage, l'autre ne pouvant même pas prétendre à cette protection relative. Relative, car si un pré-stage est censé obliger contractuellement l'employeur à poursuivre ensuite sa collaboration avec la personne, force est de constater que ce n'est pas toujours spécifié dans le contrat. " On incite les entreprises à le faire ", déclare Christian Fellrath. " Quant à la dernière catégorie de stagiaires, il s'agit par exemple de jeunes qui sortent de l'école obligatoire sans but clair et qui font un essai dans la profession. Mais il n'est pas admissible que cette situation précaire se prolonge au-delà d'un ou deux ans. Un projet professionnel doit pouvoir se construire sur la durée du stage."

 

Sans pouvoir avancer de chiffres, le chef du Service cantonal de la protection de l'adulte et de la jeunesse estime que le nombre de stagiaires " est en diminution. Surtout quand on compare à l'ancien système, qui reposait sur eux. " Mais c'était avant 2002, au stade prénatal d'une véritable régime légal dans le canton de Neuchâtel.

 

Christian Fellrath l'admet, la réalité actuelle cache parfois des scandales: "Je précise qu'on a découvert le cas suivant lors des années de rôdage de la nouvelle loi, une période durant laquelle le marché était plus tendu qu'aujourd'hui. C'était une jeune fille qui avait achevé avec succès sa formation et qui était toujours payée comme une stagiaire. Elle vivait chez ses parents et son salaire lui convenait. Les deux parties étaient d'accord. Nous avons exigé une adaptation immédiate du salaire auprès de la direction de la crèche."

 

Quel contrôle l'Etat a-t-il sur les structures publiques et privées (à but non lucratif) subventionnées par l'intermédiaire du fonds cantonal? "Nous examinons tous les budgets, donc nous connaissons la structure des effectifs et veillons à un certain équilibre des salaires. Quatre de nos collaboratrices (deux EPT) parviennent à visiter chaque lieu d'accueil une fois par année. Leur priorité: la sécurité des enfants et la qualité de la prise en charge."

 

Le service va donc, dans la mesure de ses moyens, renforcer sa surveillance de l'utilisation des deniers publics. "C'est probablement dans les structures privées du préscolaire que le risque d'abus est le plus fort. Mais d'année en année, nous ne savons pas quels noms ?se cachent' derrière la catégorie des stagiaires" , explique Christian Fellrath.

 

Dialogue ou sanction?

"Jusqu'ici, nous avons privilégié le dialogue avec les directrices de crèches dont on a appris qu'elles ne jouaient pas le jeu. Faut-il dès lors rajouter une disposition réglementaire pour leur couper les vivres? J'ai peur que si nous en arrivons là, une partie de ces jeunes se retrouvent du jour au lendemain sans salaire. Pour l'instant, nous allons intensifier le dialogue, au travers de nos collaborateurs et de l'Association neuchâteloise des directrices d'institution de la petite enfance. Je suis assez confiant, il y a une réelle volonté politique pour que les choses changent, on l'a vu lors des dernières modifications de la loi votées en janvier par le Grand Conseil."

 

Reste qu'à l'heure actuelle, le canton de Neuchâtel n'est pas compétitif par rapport aux cantons voisins: "Formés dans les écoles neuchâteloises, il n'est pas rare que ?nos professionnels choisissent, pour 800 à 1000 francs de plus par mois, d'aller travailler à Yverdon ou Lausanne." Le secteur n'est pas conventionné. "Les acteurs neuchâtelois de la branche travaillent à établir une échelle salariale, pour atténuer les importantes disparités constatées entre public et privé, villes et campagnes." En attendant, peut-être, une convention collective, qui coûterait quelque 20 millions de francs supplémentaires, selon des estimations articulées au Grand Conseil.

 

LES SALAIRES SONT INFERIEURS A NEUCHATEL

 

Le canton de Neuchâtel ne s'est pas donné les mêmes moyens financiers que ses voisins pour mener sa politique de l'accueil extrafamilial. Selon les chiffres de l'Etat, une place préscolaire coûte 22 000 francs par année à Neuchâtel contre 40 000 francs à Genève, 32 000 dans le canton de Vaud et 30 000 à Fribourg.

 

Le canton de Neuchâtel souffre aussi de la comparaison salariale. Le salaire annuel brut à l'engagement d'une éducatrice du jeune enfant est de 58 500 francs (53 300 pour un CFC), contre 70 000 (56 000 pour un CFC) à Genève, 63 000 (57 200) dans le canton de Vaud et 65 400 (56 600) à Fribourg. Dans le Jura, c'est 64 800 francs (59 300).

 

LE CONTEXTE

 

Proposer des stages pour mieux sous-payer ses employés et pratiquer le dumping salarial deviendrait une pratique à la mode dans le canton de Neuchâtel (voir notre édition du 6 mai). Dans les structures d'accueil extrafamilial, la tendance est plutôt inverse selon l'Etat, qui admet cependant devoir fournir encore un gros effort dans une branche particulièrement exposée. Car c'est avéré, de l'argent public sert à verser des salaires à de "faux" stagiaires.

 

 

Source :http://www.arcinfo.ch/fr/regions/canton-de-neuchatel/ces-stages-en-sont-ils-vraiment-556-1458419